Locomotive Arbed Esch Belval No 8

Situation 02/2008:

 


Le châssis est levé pour retirer les trains de roues, février 2004.

25 octobre 2003: Levage de la chaudière en vue de son expertise dans l’atelier AMTF.

Locomotive en date du 19.10.02:
Chaudière prète à être levée, trains de roue attendant leur retrait.

AEB No 8 – Etat de la locomotive avant les travaux (octobre 2001)

La locomotive Arbed Esch Belval No 8, construite en 1910 par Hohenzollern Düsseldorf sous le numéro 2609 faisait partie du parc d’engins de traction vapeur acquis pour l’ouverture de l’usine ARBED – Belval, portant à ce moment le nom de Adolf-Emil Hütte de la société Gelsenkirchener Bergwerks AG.

Dans la documentation ARBED, elle porte la désignation de type « Meiderich », du nom de cette usine importante dans la Ruhr près de Duisburg, qui était probablement à l’origine du développement ou le premier acquéreur d’une locomotive de ce modèle. L’usine de Meiderich hors service depuis une vingtaine d’années est d’ailleurs un des exemples remarquables de reconversion d’un site industriel.

C’est une locomotive typique pour l’industrie sidérurgique: Court empattement pour faciliter le passage par les rayons souvents étroits des voies d’usine, pression de la chaudière élevée pour cette période (15 bar), grand diamètre du corps cylindrique de la chaudière assurant une importante réserve d’eau en chaudière. Cette configuration permet de fournir des efforts importants par rapport à la taille de la locomotive pendant des durées limitées, ce qui est justement le cas dans les usines sidérurgiques où le déplacement de rames lourdes alternes avec des périodes d’attente.

Dans les années soixante elle fut convertie à la chauffe au fuel pour permettre la desserte par une seule personne.

La locomotive restait en service à Belval jusqu’en 1974, année où elle fut garée en attente d’être ferraillée. Pour une raison non retraçable cette ultime opération fut repoussée de sorte qu’en 1982, grâce à une souscription entre les membres de l’AMTF, la somme nécessaire à son achat put être réunie. Transférée au Fond-de-Gras, la locomotive fut garée comme pièce d’exposition vu que l’AMTF avait d’autres projets en cours qui ne permettaient pas de dégager les moyens nécessaires à sa restauration.

Cette opération débuta en janvier 2002 et comprenenait dans une première étape un démontage complet pour pouvoir sonder l’ampleur des réparations nécessaires.
L’équipe de restauration espère qu’il sera possible de ramener la locomotive en état de marche. A défaut, elle sera restaurée en ce qui concerne la partie mécanique et l’extérieur.
Elle sera de toutes façons débarrassée des équipements en relation avec la chauffe au fuel surchargeant l’aspect.
Dans cette situation, il est encore bien trop tôt pour avancer un délai où les travaux seront achevés.